
Osaka Suzuki : 300 ans d’étain à Osaka
Cette fois, nous avons rendu visite à Osaka Suzuki, un fabricant d’objets en étain installé à Osaka, notre propre ville. Ses pièces en étain sont très prisées comme cadeaux ; avant la fête des pères, la production a du mal à suivre.

Un artisanat traditionnel officiellement reconnu
L’atelier se trouve dans un quartier résidentiel tranquille de Higashisumiyoshi, un endroit inattendu, peut-être, pour un artisanat traditionnel. Pourtant, presque tout ce qu’il fabrique relève de l’ Osaka Naniwa Suzuki, un artisanat traditionnel désigné par le ministre japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie. Pour obtenir cette désignation, un artisanat doit être utilisé dans la vie quotidienne, fabriqué principalement à la main, selon des techniques et avec des matériaux traditionnels, et produit dans une région de tradition établie.
Trois siècles d’étain
On fabriquait déjà des objets en étain à Osaka dès 1679, et cet artisanat a été désigné en 1983. Au tour, l’artisan règle la vitesse avec ses pieds tout en façonnant chaque pièce, et ses mains portent l’histoire de son travail.


Porter la tradition
La production d’Osaka Naniwa Suzuki est tombée au tiers de son pic de 1984, tout comme le nombre d’artisans. L’Osaka Naniwa Suzuki représente environ 70 % des objets en étain du Japon, et la quasi-totalité est fabriquée par Osaka Suzuki. Une entreprise d’apparence ordinaire, dans un quartier d’Osaka, porte à elle seule une tradition vieille de 300 ans.

Fait remarquable, nombre de ses artisans sont jeunes. L’étain, autrefois extrait au Japon, provient aujourd’hui surtout d’Asie du Sud-Est. Les jeunes recherchent rarement un travail qui se contente de préserver le passé, mais Osaka Suzuki ne cesse d’innover : gobelets, chopes à bière et nouveaux modèles de coupes à saké. Son président, M. Imai, est reconnu par l’État comme maître artisan. « Puisque nous enseignons les techniques, vous gagnez du temps pour les apprendre : utilisez donc ce temps pour essayer quelque chose de nouveau. » Cet état d’esprit attire les successeurs.

Trouver l’équilibre
Aussi belle soit-elle, une tradition qui ne change jamais finit par être laissée de côté. Osaka Suzuki ne peut pas modifier les techniques de l’Osaka Naniwa Suzuki, mais elle peut relever de nouveaux défis tout en les préservant. C’est cet équilibre que vous tenez dans votre main. Quand on connaît son histoire, une boisson servie dans un gobelet en étain n’en est que meilleure. Merci à toute l’équipe d’Osaka Suzuki.








